Amitié
Franco-Canadienne
LE QUEBEC ET LES BRENNOUS DANS L’INDRE EN BERRY
A nos amis les Québécois
qui ont déjà été nombreux à visiter notre maison située
à Neuillay les Bois faisant anciennement partie du canton
de Méobecq avec, en 1663, 3000 arpents de pré, 2000 arpents
de bois, 2000 boisselées de brandes et une vingtaine d’étangs.
En outre 16 églises et chapelles des diocèses de Bourges
et de Tours dépendent de lui.
Quand Mgr de Montmorency François de Laval, nommé évêque
de France en 1659, débarque cette même année en Nouvelle-France
réclamé par les Jésuites de Québec débute une œuvre considérable
de bâtisseur en créant « VILLEMARIE » le MONTREAL
d’aujourd’hui ! L’évangélisation des ces populations lui
« tenait à cœur » et il s’opposa d’emblée à l’importation
d’alcool, échangé contre des fourrures par les marchands
européens et en obtient l’interdiction en 1679.
Après un premier refus d’aide de financement par Rome
le Rois de France lui accorde en le diocèse de Méobecq.
En 1663 il prend possession de l’abbaye MEOBECQ et de
ces revenus, le monastère est plus-tôt mal géré et un
statut permettent à un laïc de percevoir les bénéfices
sans résider sur place ni se préoccuper de la vie spirituelle
de son établissement devenue vacante en 1663 Mgr François
de Laval conclut un accord avec les moines qui doivent
se défaire de leurs revenus qui s’échelonnent de 200 à
800 livres provenant de cens, dîmes, prés, étangs et divers
rente annuelle au profit des établissements de la Nouvelle-France.
Le traité officiel n’est
signé qu’en 1673, 10 ans plus tard dont le but est bientôt
atteint, et le 1er octobre 1674, Laval et nommé évêque
du tout nouveau diocèse de Québec qui est enfin reconnu
par le pape.
En France il obtient également du Roi l’attribution des
sept anciens prieurés dépendants de Méobecq. Au grand
désespoir de leurs prieurs qui malgré supportèrent cela
et l’opposition ne fût pas très forte au contraire d’autres
régions françaises.
Les revenus atteignent en 1673 5250 livres.
François de Laval décédé en 1708 sur sa terre d’adoption.
Monseigneur de Saint-Vallier, son successeur continue
ainsi de s’en préoccupé et les revenus estimés atteignirent
jusqu’à 10720 livres en1789 pour un revenu total pour
l’évêque de Québec de 18000 livres par an qui permettra
la construction du presbytère du Québec pour un montant
de 8000 livres, l’écot n’est donc pas négligeable dans
la construction de l’église du Québec.
Un règlement sera finalisé qu’en 1845, mettant ainsi un
terme définitif à cette relation particulière entre les
Brennous et le Québec.
La communauté de la Commune Val de l’Indre-Brenne a acheté
en 2003 l’église de Méobecq et ses annexes pour les restaurées
et les remettre en valeurs. Il s’agit d’abord de restituer
les bâtiments dans leur physionomie de l’époque. Les travaux
de la rénovation extérieure de l’église ont déjà fortement
avancés à ce jour.
Quant a l’utilisation de l’ensemble reste à l’état de
projet : mais des études d’aspects historiques, artistiques,
et archéologiques ainsi et surtout un Jumelage entre Montréal
et Méobecq pourrait voir le jour dès 2008.